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Zoothérapie ou médiation ?

 

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Notre mandatLes partenairesZoothérapie ou médiation ?

TAAC encourage les porteurs de projet qui initient et développent des programmes  de médiation animale. Nous soutenons également les organismes de formation qui enseignent cette nouvelle discipline, dans le respect de l’esprit voulu par l’association EVI’DENCE et TAAC.

De nombreux intervenants exercent aujourd’hui dans le champ des Thérapies et Activités Assistées par l’Animal (TAAA).La médiation animale fait partie des Activités Assistées par l» Animal.

Qu’est-ce que la médiation animale ?

Le but de la médiation animale est la recherche des interactions positives issues de la mise en relation intentionnelle homme-animal. L’animal devient un accompagnant à travers sa capacité à être et à transmettre. La médiation animale est une pratique professionnelle, qui nécessite des intervenants possédant des compétences précises, et qui ne doit pas être confondue avec une pratique courante de loisirs autour de l’animal. La pratique de la médiation animale nécessite la présence d’intervenants qui animent l’activité dans une orientation précise, et de référents, personnes responsables des animaux, ayant une bonne connaissance de l’animal.

TAAC et EVI’DENCE s’engagent dans la médiation animale,  avec la préoccupation de ne pas dénaturer l’animal et la relation naturelle qui peut se créer entre lui et l’homme.

L’animal n’est pas un médicament

Tout d’abord, parler de thérapeutie risque de médicaliser une pratique qui a peu à voir avec celle d’un thérapeute. L’intervenant en médiation animale (IMA) réalise un accompagnement qui vise à un mieux-être, à amener à prendre soin de soi et des autres. Si l’IMA en milieu carcéral sait quels objectifs se fixer concernant certains individus ou populations, il ne doit pas faire ressentir cette attente ou n’avoir que cet objectif en tête. C’est le processus et le cheminement qui sont essentiels.

L’animal n’est pas un outil

Par ailleurs, rentrer dans une logique  où les interactions entre l’homme et l’animal feraient l’objet d’évaluations trop normées dénature l’esprit de la médiation animale : la spontanéité doit être de mise même si les activités et les jeux sont conduits dans le respect de règles établies par l’intervenant. Sinon le risque est de progressivement perdre ce qui fait l’une des forces de l’intervention : l’intention gratuite et l’acte spontané de l’animal. Maintenant il est possible et souhaitable de pouvoir observer les progrès réalisés par les détenus qui participent au programme. Pour cela il existe des outils d’évaluation qualitative.

L’animal n’est pas un objet

Enfin, le troisième risque de la zoothérapie est d’en oublier l’éthique animale. A partir du moment où l’animal devient un outil, instrumentalisé - trop d’heures d’intervention, de pression et d’attentes - il ne s’inscrit plus dans l’esprit défendu par EVI’DENCE et par TAAC, celui d’une alliance et d’une relation mutuellement bénéfiques. Si l’animal est maltraité et ne réagit plus naturellement, son déséquilibre entraînera in fine le déséquilibre du programme.